Le déplacement en ville est un sujet complexe et qui prend en compte de très nombreux paramètres, techniques, scientifiques, humains et comportementaux entre autre.
Dans cette partie, nous allons simplifier la réalité pour mettre en avant quelques principes.

Il faut d'abord différencier la ville fluide, en dehors des heures de pointe et la ville congestionnée.

Des artères principales ménent à une ville. En fonction de leur largeur, des feux tricolores et des artéres secondaires, elles ont chacune leur seuil de saturation, un certain nombre de voitures autorisées. Diminuer la pollution consiste à diminuer la durée pendant laquelle la ville est congestionnée.

La ville est congestionnée quand il y a trop de véhicules terrestres. La seule solution, après l'optimisation de la fluidité par la gestion des feux , consiste à diminuer le nombre de véhicules, c'est à dire  transformer les conducteurs en passagers, piéton ou cycliste.

Cela veut dire qu'il ne sert à rien de diminuer la taille des véhicules, il faut en diminuer leur nombre. Augmenter la fréquence des bus aux heures de pointe, contrairement à une idée reçue, n'améliore pas la fluidité mais permet seulement de transporter plus de passagers.

En revanche, augmenter la fréquence de passage des bus dans une ville fluide améliore la qualité de service perçue par les conducteurs de voiture pour les insiter à les prendre. L'augmentation de pollution est faible dans ce cas.

Diminuer le nombre de voiture facilite l'accès aux entreprises et aux parkings, lieux naturels de bouchons à leur proximité.