Aujourd'hui


Il existe aujourd'hui des carburants plus propres ou plutôt moins mauvais que d'autres.

Comme nous l'avons vu, l'essence est plus propre que le diesel.

Le gaz naturel l'est encore plus.

Et si on le produit à partir de nos déchets, encore plus. Le biogaz est un carburant qui  devient renouvelable, nous libère de la dépendance au pétrole et aux pays pétroliers, qui peut être fabriqué localement (plus de transport routier), par les agriculteurs à partir des lisiers, par les villes à partir des boues de traitement des eaux et des déchets et qui se transporte par des réseaux de canalisations déjà existants.
C'est une énergie qui peut être produite à bon compte, sans disposer d'aucune ressource naturelle dans son sous-sol, sans investissement lourd, sans ingénérie, sans payer la matière première et en laissant une empreinte écologique minime.

Cette évidence le deviendra probablement pour quelques industriels ou énergéticiens en mal de perspectives ou d'idées pour être présents dans le monde de "l'après pétrole". Et ce jour là, ce ne seront plus 6 milliards de consommateurs, mais 9 qu'il faudra satisfaire. Dont plus de la moitié seront plutôt pauvres donc ne pourront pas se payer de l'essence.

La voiture 100 % électrique ne produit aucun polluant en roulant. Une autonomie journalière de 60/70  km  est largement suffisante pour plus de 50% des citadins. En revanche, la production de l'électricité en fonction de l'heure et du pays peut être une source d'émissions polluantes très importante voire à l'opposé nulle en utilisant des micro-éoliennes, des panneaux ou des capteurs solaires, voire des micro-digesteurs. La voiture électrique n'est viable que dans des pays où la production d'électricité est propre et que les charges se font aux heures creuses.

Aujourd'hui, le bon sens voudrait que soit poussé le véhicule électrique, l'essence et le biogaz pour la ville, et le GNV pour l'extra-urbain et le diesel pour l'autoroute. On en est loin et de nombreux lobbies feront le nécessaire pour tuer dans l'oeuf ces orientations, en tout cas en France.

D'autres pays pourraient ou sont en train de prendre ce virage. Et de prendre des leaderships ou des positions dominantes pour le futur.

Que les experts se mettent d'accord ou non sur les chiffres et la part de responsabilité des activités humaines, il reste des faits incontournables. Les véhicules émettent du CO2, gaz à effet de serre, et des polluants néfastes pour la santé. Chercher à en diminuer les quantités relève du bon sens commun. Il faut simplement que cela ne pénalise ni l'activité économique ni la liberté de déplacement. Si ces deux priorités sont respectées, il est fort à parier qu'un consensus apparaîtra, que les mentalités évolueront et que les mesures ad hoc seront prises et acceptées.

En l'état actuel des connaissances et des contraintes économiques et écologiques, il n'y a pas de carburant capable de remplacer le pétrole en apportant le même confort, les mêmes souplesse, vitesse, autonomie, mais sans émettre ni polluants, ni CO2. Il faudra tendre vers l'excellence en changeant nos habitudes de déplacements individuels, de grosses cylindrées, de vitesse, d'accélération et de puissance. 


Demain


Les biocarburants de seconde génération, issues de cultures non vivrières comme les fougères ou de déchets agricoles n'entrant pas en compétition avec des surfaces agricoles destinées à l'alimentation peinent à émerger. Il se pourrait que nous passions très rapidement à la génération suivante.

 Et ainsi apaiser les souffrances et les tensions dans les pays pauvres.

Après demain


Les biocarburants de troisième génération sont attendues dans les années 2012 -2015. Ils pourraient satisfaire une partie de nos besoins en carburant sans pour autant enchérir le prix des denrées alimentaires de base.

Des recherches prometteuses sur les micro-algues sont menées en France. Il s'agit de les produire dans des pataugeoires en utilisant le biogaz de nos ordures pour les chauffer et les alimenter en CO2, les deux composants vitaux pour leur développement. Les expérimentations font apparaître un rendement à l'hectare supérieur à 7 t, soit 3,5 fois plus que le blé !

Les carburants de 4ème génération devraient d'ores et déjà bénéficier de crédit de recherche. Ces carburants seraient issus de plantes génétiquement modifiées, le cactus par exemple, pour être cultiver dans les vastes territoires désertiques (aussi bien chauds que froids) largement présents dans les pays pauvres. Nous, les pays riches donnerions les moyens à ces pays de sortir de leur misère en disposant d'une monnaie d'échange dont nous avons besoin. Nous intègrerions ainsi à terme de nouveaux consommateurs.

La pile à combustible n'est pas une réalité économique viable et rentable avant 15 à 20 ans. Il faut donc investir dans la recherche pour extraire avec un bilan énergétique positif, l'hydrogène dont elle se sert, ou trouver un substitut.